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Serenaways

ISLANDE

Là où la terre vous parle.

Elle souffle, gronde, fume, gèle. Elle brûle.

Le ciel passe du bleu au noir en quelques minutes et le vent vous rappelle que vous ne pesez finalement pas bien lourd.

Car ici, la terre est vivante. Elle craque sous vos pieds, projette de l’eau bouillante vers le ciel, ouvre des failles et laisse ses glaciers descendre vers des plages de sable noir.

Je suis allée en Islande trois fois, en 2015, 2017 et 2023. Et j’y retournerais. Parce qu’on ne revient jamais vraiment de ce pays-là.

Commencez par le Cercle d’Or

Oui, c’est connu et assez fréquenté. Et oui, il faut le faire.

Þingvellir, où les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine s’écartent un peu plus chaque année. Geysir et Strokkur, qui rappellent que le sous-sol n’a rien de tranquille. Puis Gullfoss, énorme cascade qui s’engouffre dans la roche.

En quelques heures, vous avez déjà un bon aperçu de ce qu’est l’Islande.

Ici, c’est la nature qui commande.

Þingvellir en Islande
Þingvellir
Geysir en Islande
Geysir
Gullfoss en Islande
Gullfoss

Parfois la Lune. Parfois Mars.

Des champs de lave noirs qui cohabitent avec une mousse vert fluorescent. Des dizaines de kilomètres sans une maison. Des glaciers immenses. Des plages noires battues par un Atlantique qu’il vaut mieux ne jamais sous-estimer.

Puis un fjord apparaît, avec une montagne qui semble tomber presque verticalement dans la mer.

Et plus personne ne parle dans la voiture.

Paysage de Snæfellsnes en Islande

Le vent mériterait son propre chapitre

Car non, il ne décoiffe pas. Il vous déplace.

Vous ouvrez une portière avec précaution, marchez parfois presque à l’horizontale...

Pendant ce temps, les oiseaux semblent parfaitement savoir ce qu’ils font.

C’est vexant.

Des macareux, des chevaux et des phoques qui n’ont rien à faire de vous

Les macareux moines reviennent au printemps et passent l’été sur les côtes islandaises. Avec leur allure improbable et leur démarche maladroite, ils font partie du décor.

Les chevaux islandais sont une autre histoire. Petits, robustes et isolés sur l’île depuis plus d’un millénaire, ils ont notamment conservé une allure particulière : le tölt.

Ajoutez des phoques étendus sur les plages avec l’air épuisé de n’avoir absolument rien fait, des baleines et parfois des orques.

Ici, les humains ne sont clairement pas les seuls habitants intéressants.

Chevaux islandais

L’eau chaude sort de terre

La géothermie fait partie du quotidien, mais aussi des loisirs islandais. Piscines chauffées, bassins naturels, sources chaudes et bains sont partout, des plus simples aux plus sophistiqués.

Après une journée sous la pluie, dans le froid et le vent, s’immerger dans une eau fumante, une bière à la main, pendant que l’air vous mord le visage devient une forme de bonheur particulièrement primitive.

Source chaude en Islande

90 km/h. Et c’est très bien comme ça.

Sur les routes asphaltées hors agglomération, la limitation générale est de 90 km/h.

Puis arrivent le vent, la pluie horizontale, le brouillard, un mouton, un cheval, une cascade surgie de nulle part et cette envie permanente de s’arrêter.

En Islande, les kilomètres ne racontent pas toute l’histoire.

On ne calcule pas une journée islandaise comme une journée d’autoroute.

C’est précisément pour cela que le slow travel lui va si bien.

Des cascades. Encore. Et encore.

Au début, vous vous arrêtez à chaque cascade.

Puis vous réalisez qu’il y en a partout.

Certaines sont gigantesques. D’autres tombent discrètement d’une falaise au bord de la route. Certaines vous trempent avant même que vous ayez décidé si vous vouliez réellement vous approcher.

Et malgré leur nombre, elles ne deviennent jamais vraiment banales.

Les mythes ne sont pas tout à fait des mythes ici

Les histoires d’huldufólk, le « peuple caché », d’elfes, de trolls et d’esprits liés aux paysages occupent une place particulière dans la culture islandaise.

Non, cela ne signifie pas que tous les Islandais croient aux elfes.

Mais seul devant un champ de lave couvert de mousse, dans le brouillard, avec le vent qui change et aucune habitation à des kilomètres...

On devient nettement moins catégorique.

Le rationnel n'a pas la même définition ici. Ni la même importance en fait.

Puis vient la nuit

De l’automne au début du printemps, lorsque la nuit est suffisamment noire, que le ciel coopère et que vous êtes chanceux, arrivent parfois les aurores boréales.

On regarde les prévisions, l’activité solaire, les nuages et on attend avec un thé à la cannelle.

Mais on ne commande rien.

Et lorsque le vert commence enfin à danser au-dessus d’un paysage noir et silencieux, vous savez que vous vivez quelque chose d'exceptionnel dont vous vous souviendrez toute votre vie !

Vous êtes minuscule.
Et, pour une fois, ça fait un bien fou.

L’Islande en pratique

Quand partir ?

Toute l’année. La vraie question n’est pas tant quand partir que quelle Islande vous souhaitez rencontrer. L’été offre de très longues journées, l’automne ramène la nuit et les premières aurores, l’hiver révèle une Islande plus rude et le printemps retrouve progressivement la lumière.

Combien de temps ?

De 5 à 15 jours. Cinq jours permettent une première rencontre. Avec 7 à 10 jours, on commence à ralentir. Pour un véritable road trip, je privilégie 10 à 15 jours.

4x4 ou voiture classique ?

Une voiture classique suffit pour de nombreux itinéraires et la Ring Road. Mais selon la saison et les régions explorées, je préfère le 4x4. Les routes F des Hautes Terres nécessitent un véhicule autorisé à les emprunter.

Sportif ou contemplatif ?

Les deux. Randonner, marcher sur un glacier, monter à cheval... ou simplement rouler, s’arrêter devant une cascade, regarder l’océan et attendre. Ici, contempler peut parfaitement remplir une journée entière.

Quel budget ?

L’Islande est chère. Le budget dépend fortement de la saison, du nombre de voyageurs, du véhicule, des hébergements, des activités et du niveau de confort recherché.

Et le vrai luxe ?

Il peut être un bel hôtel. Mais en Islande, il peut aussi être beaucoup plus simple : avoir quinze jours au lieu de sept et pouvoir changer de programme parce que le ciel en a décidé autrement.

L’Islande vous appelle ?

Vous souhaitez imaginer votre voyage ?

Parlons-en ensemble.